Subject: Bienvenue au Club ANALYSIS. - Date: Tue, 09 Dec 1997 00:32:54 -0800
Subject: Re: ANALYSIS - quelques remarques - Date: Thu, 11 Dec 1997 18:27:40 +0100
> J'aimerai savoir si quelqu'un a résolu les problèmes suivants, dans sa pratique du logiciel, pour le latin médiéval:
>- utilisation du "i" ou du "y" (ex. : "presbyter" et "presbiter")
>- utilisation du "ti" ou du "ci" (ex. : "patientia" et "paciencia")
>- utilisation du "que" comme mot enclitique (ex. : "clerus populusque" pour "clerus et populus")
Réponse de l'auteur (et bonjour au webmestre) :
Seul le troisième cas (-que) est traité par Analysis : il recherche d'abord le mot entier, puis le mot sans son que. Les enclitiques -ve, -ue et -ne étant plus rare, il s'en dispense encore.
Mais je peux sérieusement envisager une version spéciale, ou même une option du menu outils qui proposerait de traiter y/i et ti/ci devant voyelle. Ainsi la rencontre de "eciam" provoquerait la recherche de "eciam", mais aussi de "etiam" ; de solucionem, celle de solucionem et de solutionem, etc.
L'affaire se complique lorsque l'on aborde les abréviations. Mes connaissances paléographiques sont bien minces, mais il me sembre que la finale -que peut aussi être notée "q;", etc. Y a-t-il beaucoup de cas similaires ? Les transcription sur lesquelles travaillent les médiévistes rétablissent-elles la totalité des lettres ? Le mieux serait peut-être d'établir un lexique des variantes graphiques, qui serait modifiable à volonté par l'utilisateur. On aurait :
cia,tia
cie,tie
cio,tio
q;,que
y,i
...
Le problème est aussi de savoir si le passage de la graphie classique à la graphie médiévale se fait d'un seul coup, ou si les textes qui utilisent simultanément les deux graphies sont nombreux. En tant que latiniste classique, je me souviens avoir rencontré -ci- même dans des textes antiques.
Yves (ou Ives) Ouvrard,
y.ouvrard@t3a.com
P.S. Je projette aussi l'écriture d'un programme qui permettrait de fusionner deux ensembles de lexiques, afin d'en constituer un troisième plus volumineux.