Subject: Re: ANALYSIS - quelques remarques - Date: Thu, 11 Dec 1997 20:56:50 -0800
OUVRARD Yves wrote:
> Réponse de l'auteur (et bonjour au webmestre) : Seul le troisième cas (-que) est traité par Analysis : il recherche
> d'abord le mot entier, puis le mot sans son que. Les enclitiques -ve, -ue et -ne étant plus rare, il s'en dispense encore.
Il est vrai quelles sont aussi assez rare en latin médiéval, mais je n'en connais pas la "fréquence" par rapoort au latin classique.
> Mais je peux sérieusement envisager une version spéciale, ou même une option du menu outils qui proposerait de traiter
> y/i et ti/ci devant voyelle. Ainsi la rencontre de "eciam" provoquerait la recherche de "eciam", mais aussi de "etiam" ;
> de solucionem, celle de solucionem et de solutionem, etc.
Excellente idée. S'il est possible d'indiquer, dans le menu "outil", le mode de traitement de y/i et ti/ci, ce serait très bien. Il y aurait aussi a prendre en compte:
ae/e : ecclesiae donne "ecclesie" ou "aecclesie"
oe/e : coenobium donne "cenobium
c/k : calendae donne "kalenda"
Par contre, d'autres formes plus complexes devront être traité dans les lexiques:
mihi a donné "michi"
caritas a donné "charitas"
sphaera a donné "spera"
ortus a donné "hortus"
ac a donné "hac"
sed a donné "set"
columna a donné "columpna"
dominus a donné "domnus"
...
> L'affaire se complique lorsque l'on aborde les abréviations. Mes connaissances paléographiques sont bien minces, mais
> il me sembre que la finale -que peut aussi être notée "q;", etc. Y a-t-il beaucoup de cas similaires ? Les transcription sur
> lesquelles travaillent les médiévistes rétablissent-elles la totalité des lettres ?
Le texte original comporte des abréviations qui sont toutes déchiffrées pour la publication. Par exemple, voici l'extrait d'un acte tiré du "Cartulaire du chapitre de l'église cathédrale de Nîmes", publié et annoté par E. Germer-Durand, Nîmes, A. Cathelan, 1874, charte XLIX (daté du 19 avril 947), page 86 ("clause comminatoire" avec imprecations et anathemes):
" Et sicut Juda fuit maledictus cum duodecim maledictiones, sic fiat maledictus et excommunicatus et anathematizatus, et cum Beelzebub, principem demoniorum, cum suis maledictis diabolis participationem habeat; et lepra, quam habuit Naaman Sirus, in se recipiat; et cum Datan et Abiron participationem habeat".
> Le mieux serait peut-être d'établir un lexique des variantes graphiques, qui serait modifiable à volonté par l'utilisateur.
> On aurait :
> cia,tia
> cie,tie
> cio,tio
> q;,que
> y,i
C'est aussi une solution
> Le problème est aussi de savoir si le passage de la graphie classique à la graphie médiévale se fait d'un seul coup, ou
> si les textes qui utilisent simultanément les deux graphies sont nombreux. En tant que latiniste classique, je me souviens
> avoir rencontré -ci- même dans des textes antiques.
En fait le passage est assez variable, tant à l'époque mérovingienne que carolingienne ou postérieure. Et puis cela dépend du copiste et de son niveau de connaissance du latin
> P.S. Je projette aussi l'écriture d'un programme qui permettrait de fusionner deux ensembles de lexiques, afin d'en
> constituer un troisième plus volumineux.
De quel type de lexique s'agit-il (verbes, adjectifs, etc.) ?
Amicalement,
Jean-Claude TOUREILLE