Arisitum: NOTES (page 3)


(18) le cas est interessant, mais en l'absence de documents, nous ne pouvons nous prononcer sur l'identité supposée de cette mère inconnue (une "dame du monde" ? Une "fille des rues" ? ...). (Revenir)

(19) Archives municipales de Marseille, acte de l'Etat Civil du 27 octobre 1849. L'arrêté de la Cour d'appel d'Aix-en-Provence confirme un jugement rendu le 30 avril précédent par le tribunal civil de première instance de Marseille (note marginale de l'acte de naissance, en date du 13 juin 1887). (Revenir)

(20) Voici en quels termes Camoin explique les raisons de son départ, dans sa lettre écrite à Montpellier le 4 janvier 1882, adressé à Antoine Sereno et publié dans le "Petit Méridional" le même jour: "Permettez-moi avant de vous quitter, de vous dire de nouveau publiquement avec quels regrets j'ai dû me déterminer à vous laisser tout le poids de la direction du "Petit Méridional". Le souvenir de luttes soutenues en commun, de nos efforts pour édifier et affermir notre oeuvre, les satisfactions morales que nous avons retiré m'auraient fait désirer de vous continuer longtemps encore mon active collaboration, mais l'âge avancé de mon père et l'état de sa santé exigent ma présence auprès de lui. Je n'en demeure pas moins de coeur avec vous; et c'est avec une égale sollicitude, avec la même sympathie que j'assisterais de loin à vos efforts en vue du triomphe des idées démocratiques. Je sais que sous votre impulsion, l'influence et l'autorité du "Petit Méridional" et aux idées qu'il représente en sont le plus sûr garant. Laissez-moi aussi, en terminant, dire un adieu cordial et plein de bonne amitié à tous nos vaillants collaborateurs que je quitte et qui vous continuent leur intelligent et dévoué concours, Recevez, mon cher ami, l'expression de ma bien sincère amitié" (Archives Départementales de l'Hérault, PAR 995, "Le Petit Méridional" du 4 janvier 1882, page 1). (Revenir)

(21) Gabriel Antoine Jogand-Pagés, dit Léo Taxil: journaliste et polémiste anticlérical, né à Marseille en 1854. Rédacteur à Marseille de "L'Egalité" en janvier 1871. Créateur, en avril de la même année de "La Mascotte", puis en 1873 de "La Jeune République", en 1874 du "Furet". Il crée le 2 janvier 1876 le journal "La Fronde", dont Camoin sera au début l'imprimeur. Taxil est connu pour avoir eut des liens assez étroits avec la franc-maçonnerie. (Revenir)

(22) Camoin résidera avec son épouse, Claire Madeleine Frédérique Caillol de Poncy, au deuxième étage du numéro11, rue des deux-ponts, à Montpellier, à partir du 19 juin 1879 (Archives Départementales de l'Hérault 3Q7/32, folio 113). (Revenir)

(23) Il s'agit des publications suivantes:
"Le Roman Populaire", créé en 1876;
"Les Feuilletons Populaires du Midi" (déclarations des 15 juillet 1876, 17 janvier 1877 et 4 mars 1880);
"Le Méridional", journal politique quotidien (déclaration du 5 juin 1879);
"Le Méridional Républicain", journal politique quotidien (déclaration du 18 juin 1879);
"Le Méridional", journal littéraire devant paraître le quatrième dimanche de chaque mois (déclaration du 18 septembre 1880);
"Le Méridional Républicain", journal littéraire mensuel (déclaration du 22 septembre 1880).
Il est à noter que lors de chaque déclaration est mentionné Etienne Camoin comme "imprimeur et propriétaire-gérant" de ces titres. Une seule fois, il sera fait mention d'Antoine Sereno dans une déclaration de titre au préfet de l'Hérault, c'est en 1880 lors de la création du "Méridional Républicain": "imprimerie Sereno-Camoin, 5, rue Leenhardt à Montpellier ". Cependant la déclaration est signée par Camoin, propriétaire- gérant. Plus encore: lors du dépôt légal de l'ouvrage de Léon Barry, intitulé "Le canton de Béssèges. Etude politique", dépôt enregistré le 18 juillet 1878, l'imprimeur qui a édité cet ouvrage n'est autre que Antoine Sereno (Archives Départementales de l'Hérault Dépôt Légal, Publications non périodiques (1874-1878). Il se peut qu'il ait été ainsi qualifié "imprimeur" parce qu'il appartenait à la société "Sereno, Camoin et Cie". Pourtant, si c'est bien cette société qui a imprimé l'ouvrage, c'est celle-ci qui devrait figurer dans la déclaration, non le nom d'un de ses membres. On se perd en conjectures... Remarquons, pour finir, que l'immeuble de la rue Leenhardt avait été baillé le 13 juillet 1878 par Pierre Bompy, propriétaire de Montpellier, pour une durée de 7 ans (loyer annuel: 2.100 francs). Les preneurs sont "Sereno et Camoin, imprimeurs à Montpellier" (Archives Départementales de l'Hérault 3Q7/32, folio 34). (Revenir)

(24) Camoin relèvera cette feuille à partir du 16 juillet 1876, sous le titre du "Frondeur" ("La Presse...", page 710 et note 491). Cette nouvelle création pourrait expliquer son absence de la gérance du "Petit Méridonal" entre le 23 juin et le 19 août 1876 ("La Presse...", page 681). Camoin exercera les fonctions de gérant du "Frondeur" jusqu'au mois de mars 1878. Il sera remplacé successivement par Eugène Georges Miécamp, par Justin Léopold Cavayé et enfin par Joseph Hippolyte Colomb. Le journal "Le Frondeur" cessera de paraître le 26 septembre 1880 (A. Nationales F 18/461 B). (Revenir)

(25) Antoine Jean François Sereno naquit le 6 août 1854: Il était fils de Joseph SERENO, âge alors de 38 ans, entrepreneur en maçonnerie, et Anne Marie MONICO, habitant rue de Bone, à Guelma en Algérie. Il avait épousé Marie Eliza Blazy, avant 1895. Après la mort d'Antoine Sereno, en 1902, celle-ci se remariera avec Marie Joseph Adolphe Henri Prom D'Ustou, notaire, né à His (Haute-Garonne), le 15 juin 1867, mort à Grisolles (Haute-Garonne), le 20 octobre 1932. (Revenir)

(26) Antoine Sereno recevra la légion d'honneur le 23 juin 1886, pour services rendus dans la Presse et pour belle conduite durant la guerre de 1870. A noter qu'il avait été appuyé pour obtenir cette distinction par un nommé Pognon, lui aussi chevalier, et représentant de l'Agence Havas à Paris, agence avec qui le "Petit Méridional" avait de nombreux contacts, en tant qu'organe de presse, et ce depuis 1876. (Revenir)

(27) Paul Vigné d'Octon, écrivain de renom et ami de la famille Sereno, nous apprend qu'Antoine "recherchait la société des écrivains et plus particulièrement celle des artistes dramatiques, dont il aurait besoin sous peu, car il avait déjà en manuscrit plusieurs pièces et terminait, à ce moment [la date n'est pas indiqué], celle qui a pour titre L'Honneur du nom" (Archives Départementales de l'Hérault 22F1, "La vie et l'oeuvre de Paul Vigné d'Octon", par Hélia Vigné d'Octon, page 69). Ailleurs, il est dit que Sereno "qui n'était pas encore marié [donc avant 1885], s'occupait déjà beaucoup de théâtre et avait, parmi d'autres comédies, "L'Honneur du Nom", qui devait plus tard être représenter avec succès au théâtre du Vaudeville" (Archives Départementales de l'Hérault 21F3, "Quarante ans de vie politique. Souvenirs politiques et littéraires d'un méridional", 3eme série, page 10). (Revenir)

(28) Bail daté du 1er septembre 1880, portant sur un chalet et jardin au numéro 30, rue Pont Juvénal, à Montpellier, pour une durée de 3 ans et un loyer annuel de 1.200 francs. La date d'entrée en jouissance est fixée le 10 du même mois (Archives Départementales de l'Hérault 3Q7/33, folio 167). (Revenir)

(29) La veuve Sereno passera un bail le 30 juillet 1879, pour la location d'un appartement au deuxième étage, situé rue de l'Observance (dans laquelle est installé le "Petit Méridional") pour un loyer annuel de 1.100 francs (Archives Départementales de l'Hérault 3Q7/32, folio 119v). Elle y résidera jusqu'en février 1882 (voir note 75). (Revenir)

(30) Paul Vigné d'Octon rapporte ceci, dans ses mémoires: il montre" avec quelle sollicitude paternelle Antoine Sereno, après la mort de Mme Sereno, la mère, veilla sur l'avenir de ses deux frères, de beaucoup plus jeunes que lui. Il eut avant de mourir la satisfaction de les voir tous deux à la tête de situations fort enviables. Mon condisciple de la Faculté de Médecine de Montpellier [il s'agit d'Ernest Sereno] établi près de l'avenue de l'Opéra [à Paris] compte aujourd'hui et depuis longtemps parmi les gynécologues les plus réputés de la Capitale. Quant au plus jeune, après avoir débuté comme sous préfet de Limoux [il s'agit d'Henri Sereno], il est en marche vers les plus hautes situations administratives. Combien plus heureux encore serait aujourd'hui Antoine Sereno s'il pouvait lire les bistouquettes bien troussées qu'écrit dans le Petit Méridional son fils, Pierre, ce gamin d'intelligence précoce, qui tant s'amusait à saccager les plates bandes de mon jardinet à la Cité des Fleurs..." (Archives Départementales de l'Hérault 21F3, "Quarante ans de vie politique. Souvenirs politiques et littéraires d'un méridional ", 3eme série, page 11).

Ernest Auguste Marie Sereno: docteur en Médecine. Né à Guelma (Algérie) le 27 juillet 1859. Fils de Joseph Sereno et d'Anne Monico. Lycéen à Montpellier, il devint bachelier es Lettres le 16 juillet 1879, puis bachelier es Sciences l'année suivante. Ernest Sereno entra à la Faculté de Médecine de Montpellier en 1884-85 mais passa sa thèse de Doctorat à Paris en 1886 (thèse intitulé "l'Eczéma dans la Scarlatine, la Rougeole, la Varicelle et la Vaccine chez les enfants" - Archives Nationales AJ 16-6865). Il demeurait alors, avec sa mère au 32 de l'avenue Kléber. Ernest Sereno devint rédacteur de "l'Univers Médical" et publia un ouvrage intitulé "Ce qu'une femme doit savoir". Le docteur Sereno vivait encore lors du mariage de son neveu Pierre Sereno en 1926, et exerçait toujours son métier dans le quartier de Port-Royal, au numéro14, de la rue Thérèse.

Paul, Jules, François Sereno, dit "Henri Sereno": préfet honoraire, né à Guelma (Algérie), le 22 janvier 1864. Fils de Joseph Sereno et d'Anne Monico. Il fut publiciste au "Petit Méridional" (dates inconnues). Conseiller de la préfecture de l'Aude le 31 décembre 1892, puis vice-président du conseil de préfecture de l'Aude en 1897, il devint sous-préfet de Limoux le 19 juillet 1898, sous-préfet d'Orange le 5 septembre 1904, et enfin préfet honoraire l'année suivante (le 30 juillet 1905). Il devint percepteur des contributions directes à Maxeville le 31 août 1905. La nomination d'Henri Sereno comme sous-préfet à Limoux en 1898 donne lieu à une polémique très vive ainsi que le rapporte la presse de l'époque (cf. "La Cloche") : "Henri Sereno étant le frère du fondateur du "Petit Méridional" à Montpellier, sa nomination constitue un véritable échec à "La Dépêche de Toulouse", les deux organes radicaux-socialistes du sud-ouest nourrissent l'un à l'égard de l'autre, des sentiments rien moins que fraternels. Quand au "Petit Méridional", il s'est surtout distingué par sa virulente campagne en faveur de Saba, "le greffier prévaricateur" aujourd'hui député de Castelnaudary. On comprend que M. Brisson ait tenu à récompenser de tels services et que M Dujardin-Beaumetz [député, franc-maçon et futur secrétaire d'Etat] ai considéré comme un honneur de recevoir dans sa circonscription un sous-préfet qui soit le protégé de son collègue Saba". Le préfet Sereno était, d'après l'administration, "catholique et républicain". Il fut promu officier d'Académie en 1899.

Pierre, Charles, Joseph Sereno: homme de presse, né à Anglet (Basses-Pyrénées), le 12 février 1895, mort à Paris le 9 juin 1967. Fils d'Antoine Sereno, fondateur du "Petit Méridional" et de Marie Blazy. Mobilisé en 1914 comme soldat de 2eme classe au 143eme régiment d'Infanterie de Carcassonne, deux blessures au combat, deux citations à l'ordre de l'Armée. En 1919, à sa démobilisation, Pierre Sereno, dont la famille avait conservé des intérêts au "Petit Méridional", y est entré en qualité de chef du secrétariat particulier du colonel Augustin Blaquière, directeur du journal. Entre 1937 et 1940, Pierre Sereno est administrateur du journal au fauteuil précédemment occupé par sa mère, Marie Prom d'Ustou (veuve d'Antoine Sereno depuis 1902). En 1940, Pierre Sereno devient président du conseil d'administration du journal. Titulaire de la croix de Guerre 1914-1918, chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire. Il avait épousé en premières noces Philomène Jeanne Marie Marthe POINSOT le 20 avril 1920, à Toulouse. Il divorça de sa première femme le 2 décembre 1925, puis se remaria avec une secrétaire, Jacqueline Roma Marie Antoinette Saint Amant, le 27 janvier 1926, à Paris. (Revenir)

(31) Il est a remarquer que le 27 septembre 1876, la société "Sereno, Camoin et Cie" passera un bail de location sous seing privé de matériel d'imprimerie en faveur de Pascal Couturier, gérant du journal non politique "Le Frondeur" [à ne pas confondre avec le journal imprimé par Camoin]. La date de l'entrée en jouissance est fixée ce jour-là, pour une durée de 6 mois (Archives Départementales de l'Hérault 3 Q 7/31, folio 82v, numéro2).
Pascal Marius Alexandre Couturier: imprimeur-typographe, né le 31 mars 1850 à Marseille. Fils de Joseph Antoine Couturier, commis, et de Cécile Olympe Chignet, demeurants à Marseille, 21, rue Saint Férréol. Couturier, venu de Marseille à Montpellier au mois d'avril 1876, écrira au préfet le 19 juin pour lui faire connaître "son intention de publier à Montpellier, comme propriétaire et gérant, un journal hebdomadaire non politique "ayant pour titre "Le Frondeur", qui paraîtra "une fois par semaine" dans les locaux du "Petit Méridional". [A.N. F 18/461 B, dossier "Le Frondeur" non politique]. Dans "l'état nominatif des imprimeurs lithographes et libraires qui ont exercé leur profession pendant le 1er semestre 1876",Couturier est dit demeurant au numéro15 rue de l'Observance (Archives Départementales de l'Hérault Série T, imprimerie et librairie (1873-1877). A partir de 1877, il s'occupera d'une agence de publicité à Montpellier (avec un nommé Blanc), agence qui est appelée "maison spéciale pour la publicité méridionale", et située au numéro5, place de la Comédie (Archives Départementales de l'Hérault Annuaire de l'Hérault 1880, DOC 1600/61). (Revenir)

(32) Dans sa lettre de démission, en 1882 (voir note 20), Camoin soulignera l'amitié qu'il porte à son jeune confrère. On ne s'étonnera donc pas de la présence d'Antoine Sereno comme témoin à l'enregistrement de la naissance de deux enfants de Etienne Camoin, à Montpellier, en 1877 et 1880. (Revenir)