Arisitum: NOTES (page 4)


(33) Dépouiller l'ensemble des actes notariés et l'enregistrement des actes sous-seings privés marseillais, même pour une seule année, est une entreprise énorme et aléatoire, que nous n'avons pu encore effectuer. (Revenir)

(34) Etienne Camoin a eut au moins deux enfants de son épouse Claire Madeleine Frédérique Caillol de Poncy:
- Jean Jacques Mathieu Camoin: né le 25 avril 1880, à Montpellier, au numéro11, quai de la gare. Marié à Marseille, le 11 décembre 1909, avec Louise Elise Servanin, fille de François Servanin, propriétaire, et de Catherine Damond.
- Marie Rose Louise Camoin: née le 19 septembre 1877, à Montpellier. Elle est morte célibataire le 3 octobre 1966, à Marseille. (Revenir)

(35) Nous tenons les renseignements concernant la famille Sereno grâce à l'amabilité de Mme. Colette Favard-Sereno, cousine au 6eme degré du fondateur du "Petit Méridional". Nous la remercions vivement, ainsi que toute sa famille. (Revenir)

(36) Nous ne pouvons malheureusement pas fournir des documents d'archives qui les confirmeraient. (Revenir)

(37) Le professeur Andréani cite l'exemple du duel Sereno-Hivert, le 5 août 1876, au Perthus, en territoire espagnol ("La Presse...", page 677), suite aux propos tenus par l'ancien collaborateur contre le "Petit Méridional" (voir note 14). (Revenir)

(38) Jules François Gariel: homme de presse, né à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 18 juin 1851, mort à Montpellier le 4 mars 1913. Il était le fils de Jean Joseph Gariel et de Marie Désirée Clémentine Blanc. Engagé volontaire au mois d'août 1870 aux francs-tireurs de l'Egalité puis au 3ème régiment de Zouaves, il se bat avec l'Armée des Vosges et l'Armée de la Loire. Ultérieurement (jusqu'au mois de septembre 1871), il fait partie de la Colonne Saussier chargée de réprimer l'insurrection algérienne (il recevra d'ailleurs la médaille de 1870). Rentré en France, mêlé au mouvement républicain à Marseille, il sera successivement rédacteur du journal "L'Egalité de Marseille", de 1868 à 1869, au "Rappel de Provence" de 1869 à 1870, puis il entrera au "Frondeur" de Marseille (1876).
C'est là qu'il dû faire la connaissance de Etienne Camoin et de Léo Taxil. "Le Petit Méridional" de Montpellier l'attend ensuite où il accède à un poste de rédacteur en 1876 pour en devenir, dix ans plus tard, le directeur général. Il a été décoré de la Légion d'honneur le 18 août 1898, puis officier le 14 septembre 1912, quelques mois avant sa mort (Archives Départementales de l'Hérault, 1 M 579, dossiers de la légion d'honneur, dossier Gariel). Enfin, il a été élu vice-président de la fédération radicale et radicale-socialiste de l'Hérault. Il était l'époux de Emilie Chazot, dont il eut un fils illégitime: Marius Fernand Augustin Chazot-Gariel, reconnu en 1913. Ce dernier, né en 1876, à Montpellier, deviendra directeur des services parisiens du "Petit Méridional" en 1914, après la mort de son père. Chazot-Gariel fut aussi membre du parti radical et radical-socialiste, et a fondé et dirigé comme secrétaire général un important groupement de propagande : "Les Conférences radicales". Il a été élu conseiller général de la Seine, le 24 mai 1908. Mobilisé lors du premier conflit mondial, il se tue accidentellement en tombant d'un train (octobre 1917). (Revenir)

(39) "Le Petit Méridional" du 17 juillet 1886. (Revenir)

(40) Auguste Brizy: journaliste. Il collaborera au "Petit Méridional" dès l'été 1876. Nous ne savons rien de ce personnage, n'ayant pu découvrir de documents le concernant. (Revenir)

(41) "Le Petit Méridional" du 17 juillet 1886. (Revenir)

(42) Etienne Camoin refait une brève (et mystérieuse) apparition entre 1890 et 1893, dans le triumvirat dirigeant le conseil d'administration du "Petit Méridional", en compagnie de Jules Gariel et d'Antoine Sereno ("La Presse...", page 918). Les raisons de ce retour nous sont inconnues, mais cela sous-entend pour le moins qu'il était resté actionnaire de la société, malgré son départ du journal en 1882. (Revenir)

(43) Archives Départementales de l'Hérault 2 U 53 114/1. Dans ce dossier figurait une chemise portant le titre "Antoine Sereno et Etienne Camoin, fondateurs du Petit Méridional", qui devait rassembler de précieuses informations concernant ces deux personnages. Or, les documents qui étaient contenus dans cette chemise ont mystérieusement disparu. Pour terminer, notons qu'Etienne Camoin est encore vivant le 11 décembre 1909, date à laquelle son fils, Jean-Jacques Mathieu se marie avec Louise Elise SERVANIN. (Revenir)

(44) Daniel Wilson: né à Paris le 6 mars 1840, mort à Loches (Indre-et-Loire) le 13 février 1919. Elu plusieurs fois député d'Indre-et-Loire (de 1869 à 1870 puis de 1876 à 89 et de 1893 à1902), il était le gendre de Jules Grévy (1807-1891), président de la République. Selon le professeur Andréani, citant Bernard Lavergne ("Les deux présidences de Jules Grévy"), " le "Petit Méridional" se classerait [...] parmi les journaux où Wilson à la main, et où [il] fait campagne contre le retour de Jules Ferry au gouvernement" ("La Presse...", page 675). Aucune confirmation n'a pourtant été découverte. (Revenir)

(45) Emile de Girardin: homme de presse, né à Paris le 22 juin 1806, mort dans cette même ville le 27 avril 1881. Il fonde le quotidien "La Presse" en juillet 1836, puis se détache de ce dernier pour prendre la tête du quotidien "La Liberté" en 1866. Entre temps, il avait racheté le "Petit Journal", en 1849, dont le tirage atteindra les 5.600.000 exemplaires. En 1874, il rachètera cette fois-ci le quotidien "La France". Selon le professeur Andréani, citant Pierre Albert ("Documents pour l'histoire de la presse de province..."), "un tableau dressé début 1885 par le ministère de l'Intérieur [...] attribue la propriété du "Petit Méridional", comme celle du "Petit Provençal" lancé à Marseille en 1880, aux héritiers de Girardin disparu en 1881" ("La Presse...", page 675). Si aucune trace de participation de Girardin au "Petit Méridional" n'a été retrouvée, M. Andréani constate que l'homme de presse est bien président du conseil d'administration du "Petit Provençal" ("La Presse...", page 675, note 334). (Revenir)

(46) Leur indépendance est clairement affirmée: "Nous ne sommes, tout le monde le sait, les porte-paroles d'aucun candidat, ou les serviteurs d'aucun homme politique, pour si éminent qu'il soit. Nous jouissons de l'indépendance la plus complète et nous ne faisons pas de la politique à surprises. Notre radicalisme n'est pas un moyen de réclame, parce qu'il ne date pas d'hier..." (Archives Départementales de l'Hérault, Sociétés (1876-1881): constitution de la "Société Anonyme du Petit Méridional et autres publications" en date du 14 décembre 1881, titre XII, article 71). (Revenir)